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Trump : A force de le diaboliser il va finir par devenir sympathique.

Dernière mise à jour : 3 oct. 2020



Aucun Président américain n’aura été autant décrié que D Trump. Il a eu droit aux qualificatifs les plus infamants. Les derniers en date sont celles de voleurs et de mauvais citoyen, car il est maintenant établi que pendant plus de quinze ans il n’a pas payé d’impôts alors qu’au même moment il gagnait beaucoup, beaucoup d’argent. Par son comportement et ses agissements passés et récents, il mérite les critiques les plus acerbes dont il est l’objet. Le rejet du personnage est quasi unanime. Mais lui-même semble jouir de son image écornée et va jusqu’à cultiver le côté le plus loufoque et burlesque de sa personne.


Pourquoi donc se livre-t-il à ce jeu de massacre de son image et celle de l’Amérique? Ce serait facile de répondre en disant que Trump est fou. Il est iconoclaste sûrement, mais pas fou ! En 2017, moins d’un an après son avènement j’ai publié un article intitulé : Trump, quand le chien ne peut pas mordre il aboie, où je laissais entrevoir certains aspects de la personne.


Il aboie de plus en plus fort, enragé qu’il est par les coups de boutoir du «Deep State» ou l’Etat profond qui détient la réalité du pouvoir aux USA. À la surprise de voir surgir ce candidat de nulle part, l’Etat profond qui avait tout misé sur Hilary Clinton, membre connu et reconnu de l’establishment, répondait une autre surprise tout aussi stupéfiante, mais cette fois pour Trump, ce novice en politique, qui croyait qu’il allait présider le pays comme il présidait ses entreprises immobilières.


Le voilà au terme d’un mandat et il n’est toujours pas arrivé à comprendre et encore moins à admettre que le Président des USA n’exerce aucun pouvoir et qu’il devait obtempérer aux instructions du «Deep State» émanation des puissantes organisations sionistes alliées aux néoconservateurs (néocons). Tous les Présidents américains ont été, de bonne ou mauvaise grâce, soumis au même dictat car le «Deep State» transcende le clivage Democrates-Republicains. On l’a bien constaté avec le fringant Obama qui a été amené à rentrer tout penaud dans les rangs après ses discours tonitruants d’Istanbul et du Caire.



Pourquoi Trump se barricade-t-il dans le déni ? Le personnage est certes assez limité intellectuellement, mais il n’est pas plus inculte qu’un Ronald Reagan ou un George W. Bush. Il avait juste à se plier aux injonctions d’un Bolton ou d’un Mattis, les supplétifs de Rumsfeld ou Wolfowitz entre autres. Il préfère jouer le guignol, pour semble-t-il éviter le combat frontal avec eux. Avec ses gesticulations il entretient à dessein son côté imprévisible pour échapper à l’emprise de ses redoutables censeurs.


Ainsi est-il devenu totalement incontrôlable pour l’Etat profond qui a multiplié les pressions sur lui. Souvent ces pressions s’apparentent à l’intimidation et au chantage. A titre d’exemple on n’évoquera entre autres que quatre situations qui ont pratiquement déstabilisé Trump.


1/ Tout le monde était étonné de voir la fréquence avec laquelle nominations et démissions se succédaient à la Maison Blanche. Il s’est avéré que chaque fois qu’un responsable était nommé, il a été immédiatement pris en main par l’Etat profond au point que le nouveau promu n’acceptait plus les instructions du Président. La réaction de Trump est immédiate, et c’est ainsi qu’il s’est séparé de dizaines de collaborateurs qu’il a pourtant choisis lui-même. Allez comprendre pourquoi certains collaborateurs ont passé moins d’un mois à la Maison Blanche!


2/ La longue enquête sur la «Russiagate » n’a pas abouti. Il est vrai que Trump a délibérément joué la carte de la Russie, car il voulait en faire un allié dans sa compétition avec la Chine, la seule compétition qui vaille la peine à ses yeux. En bon connaisseur des arcanes de la politique américaine, Poutine a tout simplement ignoré les appels du pied.


3/ La procédure de l’impeachment était l’épée de Damoclès brandie par «Deep State» pour le rendre maniable. Contrairement à l’assurance qu’il affichait pendant le déroulement de la procédure, c’était le moment où il s’est senti le plus menacé. Il s’en est fallu de deux ou trois sénateurs à la solde de «Deep State» pour sceller son sort. Quels gages a-t-il pu donner pour éviter la chute du couperet ? L’histoire nous le dira peut-être un jour.


4/ Trump subit une féroce campagne médiatique, ininterrompue depuis son arrivée au pouvoir. Les médias mainstream se retrouvent tous dans un concert de diatribes très virulentes pour le décrédibiliser voire le diaboliser. Tout ce qui est rapporté par ces médias sur le personnage est d’une triste réalité. Il n’aura pas volé cette image affligeante qui le ternit jusqu’à le rendre repoussant, une image très dommageable aussi pour tous locataires de la Maison Blanche et par conséquent dommageable pour l’Amérique en général.



Malgré ses défauts, Trump ne porte pas à lui seul la responsabilité de l’image pitoyable de l’Amérique qui semble avoir renoncé de ce fait à tout leadership. La responsabilité du «Deep State» est tout aussi grande, sinon plus grande encore puisqu’il mine le fondement même de la nation, sa Démocratie !


Jusque là, le rôle éminemment négatif de l’Etat profond était masqué par la servilité des Présidents successifs, servilité d’autant plus surprenante alors qu’ils ont pour eux la légitimité des urnes. l’Etat profond agit tel le marionnettiste qui tire les ficelles dans le sens des intérêts d’une oligarchie bien connue, même quand ces intérêts sont à l’opposé de ceux de la nation américaine. l’Etat profond n’est pas seulement faiseur de rois, mais aussi instigateur de guerres, fauteurs de troubles et propagateur de haine y compris entre communautés américaines. La quasi totalité des conflits où les USA se sont trouvés impliquées depuis la 2ème guerre mondiale ont été le fait de cette puissance occulte.


C’est un hold-up permanent sur le pouvoir de la première puissance.



La question troublante : pourquoi a-t-il ce déni obsessionnel de la puissance du «Deep State», pourquoi ne veut-il pas admettre que le rapport de force lui est défavorable, pourquoi joue-t-il au Don Quichotte ?


Pour y répondre, observateurs et médias se sont érigés en psys, au point que Trump est devenu la personne la plus psychanalysée au monde. Chacun y va de ses propres conclusions. Pour certains sa fortune explique son côté mégalomane, un mégalomane qui croit dur comme fer à sa bonne étoile. Une bonne étoile qui l’a conduit jusqu’à la présidence des USA. Et le fait d’y être arrivé seul, sans faire partie du sérail, sans appui politique notable, a renforcé chez lui le sentiment qu’il n’est redevable à personne et qu’il peut par conséquent exercer sans partage sa mission, donc sans avoir à tenir compte des injonctions des membres du «Deep State».


Ses réactions, souvent incompréhensibles masquent le désarroi et la frustration face à ce milieu qui cherche à lui voler sa consécration et partant son rôle de Chef de l’Etat.


De plus en plus d’observateurs, en dehors des médias mainstream bien entendu, s’accordent à dire que le délabrement et l’état pitoyable de la présidence américaine sont le résultat d’un combat homérique mené par un homme seul, défendant sa légitimité, face à une meute féroce qui cherche à asservir le pouvoir. Ces mêmes observateurs n’hésitent pas à apparenter le combat de Trump avec celui de Eisenhower contre le Complexe Militaro-industrielle (discours du 20 janvier 1961). Son successeur, J. F. Kennedy payera de sa vie son opposition à «Deep State» (23 novembre 1963).



On sait que l’essentiel de la base électorale de Trump est constituée de Blancs majoritairement teintés de racisme et parfois carrément supremacistes. Mais le 3 novembre prochain, ils ne seront pas seuls à voter Trump. Il y en d’autres qui viendront vers lui car son combat singulier suscite une réelle sympathie. Je précise que c’est une sympathie pour le combat et pas forcément pour la personne, car le combat est mené contre le mal absolu incarné par «Deep State».


Biden gagnera très probablement, mais «Deep State» sera le véritable gagnant et l’Amérique et la Démocratie les grands perdants.


Abdelahad Idrissi Kaitouni.




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