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Non monsieur Atali, non à un Gouvernement mondial ! (Première partie)



La mondialisation a connu une progression fulgurante. Ceux qui ne s'inscrivent pas dans cet ordre économique passent pour des ringards. Le progrès d’un pays se mesurait à l’aune de son degré d’implication dans la mondialisation. C’est du moins ce que les instances internationales (Banque mondiale, FMI, OMC, PNUD....) ont cherché à imposer à toutes les nations.


Si nombre de pays, surtout parmi les plus développés, se sont embarqués allègrement dans cette aventure, d’autres tout aussi nombreux, ont traîné les pieds craignant de ne pouvoir tenir dans cette arène où tous les coups sont permis. Les effets pervers ont durablement marqué l’économie des plus fragiles. Les industries naissantes dans les pays en voie de développement, ont connu un brutal coup d’arrêt, car leurs marchés nationaux ont été complètement désarmés avec le démantèlement des barrières douanières imposé par les instances internationales. Ces pays ont été réduits à devenir de simples consommateurs car ils n’avaient pas d’alternatives à la logique du libre-échange qu’on leur a imposée. Ils deviennent ainsi vulnérables, donc malléables à merci.


Malgré que les pays développés ont largement profité de la mondialisation, les crises économiques successives ont fini par faire douter de son bien-fondé. Ces crises, parfois subies, mais souvent provoquées étaient de véritables tests pour mesurer la résilience des peuples. Certes on assiste un peu partout en Occident à l’émergence de mouvements de plus en plus structurés qui sont franchement hostiles à la mondialisation. Mais ces mouvements, qualifiés de souverainistes ou de populistes selon le cas, sont en butte à une féroce campagne des médias à la solde de la bien-pensante pour les bâillonner.


La pandémie actuelle constitue un cinglant revers pour les hérauts de la mondialisation. Cet édifice, patiemment construit sur près d’un demi-siècle, risque d’être emporté par le Coronavirus. Alors rien d’étonnant de voir surgir les prédicateurs du globalisme pour nous expliquer que le logiciel est toujours bon et qu’il faut juste « l’up grader », c’est à dire accentuer la mondialisation pour aboutir à un Gouvernement mondial.


Le chantre du globalisme pervers est le bien connu Jaques Atali, appuyé dans sa démarche aujourd’hui par Gordon Brown resté longtemps Chancelier à l’Echiquier, pour devenir un éphémère Premier Ministre de Grande Bretagne. À chaque crise Atali nous sort sa litanie : le Gouvernement mondial.


Déjà en 2009, après la crise des sub-prîmes et la pandémie du H1N1, il s’était fendu d’une interview à l’Express où il disait en substance : « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur… La pandémie qui commence (le H1N1) pourrait déclencher une de ces peurs structurantes… », et on en viendrait selon lui « beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. » **


On notera au passage que « la peur est structurante » et qu’il n’y a rien à attendre de « la raison économique ». Belle opportunité que cette nouvelle pandémie, d’autant qu’elle fait davantage peur ! Comme il est orfèvre dans l’ingénierie humaine, il sait que ce qui fait le plus peur dans la peur, c’est la peur. D’où l’empressement avec lequel, lui et ses commanditaires, cherchent à profiter de la panique générale pour imposer leur Gouvernement mondial.


La moindre des décences aurait incité à faire une pause dans ce mondialisme outrancier. La moindre des probités exigeait une évaluation honnête de toutes les organisations créées pour servir une illusoire coopération internationale. La moindre des précautions devait conduire à repenser la régulation outil indispensable à toutes gouvernances. La moindre, la moindre ...


Pourquoi le refus d’obtempérer, même momentanément ? Le temps ne semble pas être l’allié de l’oligarchie régnante. Il y a le risque d’assister à un sursaut des populations civiles pour reprendre en mains leur destin. Il y a la Chine qui est en embuscade pour mener le monde en lieu et place des États Unis, largement défaillants. Comme on peu imaginer que les puissants ont déjà dans leurs tiroirs les plans de ce Gouvernement mondial, et que plutôt il est mis en place, mieux ça vaut. Un climat de panique propice à ce changement ne risque pas de se reproduire de si tôt.


Le discours empreint de messianisme de notre Atali « mondial » arrive à passer auprès d’un grand nombre de personnes car, rares sont ceux qui s’interrogent sur le but ultime de sa démarche et surtout qui se demandent pour qui il roule. Youssef Hindi * a démontrer que le sionisme est d’essence messianique. Certes Atali passe pour un sioniste « modéré ». Son discours est toujours raboté, loin de la violence de celui d’un Bernard-Henri Lévy. Il n’en est pas moins sournois car il a eu l’intelligence de séculariser le messianisme pour arriver à la notion de globalisme. Le messianisme aura donc accouché de deux monstres : le sionisme et le globalisme. Ils s’entretiennent mutuellement car la finalité de l’un et de l’autre est la même : dominer !


Quoi ? Vous dites théorie du complot ?


L’affirmer ne serait que de la mauvaise foi, car on sait aujourd’hui que le règne de la bien-pensante repose sur deux armes de dissuasion massive : l’accusation d'antisémitisme et / ou l’accusation de complotisme. Cette posture rend le débat impossible et il ne reste alors que le rapport de force qui est totalement acquis à l’élite dominante.


Abdelahad Idrissi Kaitouni

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* « Occident & Islam – Tome I : Sources et genese messianiques du sionisme » (2015, Éditions Sigest).

**Interview accordée à l’Express et rapportée par Youssef Hindi.

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