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Jusqu’à quand le Marocain restera-t-il un mineur en curatelle ?



Tout ce qu’on peut dire à l’adresse du gouvernement : إذا لم تستحي ففعل ما تشاء. En effet que pouvons-nous dire d’autre face à une désinvolture empreinte de tant mépris avec cette énième prorogation de l’état d'urgence sanitaire ? Le ressenti pour nos compatriotes est d'autant plus violent qu’une grande majorité de pays ont rapporté la quasi totalité des mesures restrictives des mouvements des gens, alors que leur situation épidémiologique est bien plus mauvaise que celle du Maroc.


Mama França a commencé le déconfinement le 11 Mai, à un moment où elle enregistrait encore une centaine de morts quotidiennement. L’Espagne aussi continuait à enregistrer plusieurs dizaines de nouveaux cas, et ce trois semaines après la décision d’arrêter le confinement. On peut multiplier les exemples de ces pays où les gouvernants font confiance à leur peuple, des gouvernants qui respectent leur peuple, des gouvernants qui ont pleine conscience des risques encourus par leur peuple dans un confinement prolongé.


Rien de tout cela ne semble avoir pesé dans les décisions de nos gouvernants qui nous imposent confinement après confinement, battant ainsi un record mondial alors nos statistiques sont des plus enviables. De deux choses l’une : ou les statistiques sont fausses, ou le Marocain n’est pas digne de la confiance des autorités.


Pourtant les choses avaient bien commencé au départ et nos responsables avaient gagné une certaine estime des populations. Cette sympathie s’est vite volatilisée pour laisser la place à une véritable défiance réciproque. Le Marocain n’avait d’autre choix que de retirer sa confiance à un gouvernement qui le considère comme un éternel mineur en curatelle.


Dans de précédents articles j’ai parlé de la perversité du confinement, mais j’avais omis de mentionner comme effet indésirable la fracture qui se fait de plus en plus jour en gouvernants et gouvernés et qui vient aggraver le divorce déjà consommé entre la masse et l’élite.


Abdelahad Idrissi Kaitouni

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