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Aung San Suu Kyi : Prix Nobel ou prix de la honte !



L’attribution du prix Nobel de la paix à la Présidente birmane a fait tomber le dernier masque de la prétendue universalité de la culture occidentale. Il est vrai que rarement le prix Nobel aura été attribué pour le seul mérite, y compris dans les disciplines scientifiques ! Car le comité Nobel s'assure à l'avance des effets d'annonce sur les opinions publiques, et s'assurent aussi que les médias vont vite "sacraliser" les heureux élus.


L'attribution du prix doit consacrer d’abord la supériorité des valeurs occidentales (immodérément appelées valeurs universelles) et comme allant de soit, au passage, consacrer l'existence d'un peuple élu.


La première fois que j’avais ressenti cette ineptie, c'était lors de l'attribution du prix Nobel de littérature à Elie Wiesel. Ecrivaillon terne, sans style, sans idée ! Je n'avais jamais réussi à terminer un seul de ses livres, alors que pour l'occasion j'avais acheté tout ce qu’il avait publié.


Sur le tard j'avais compris que ce monsieur était, à ce moment là, l'homme le plus puissant de planète et pouvait de ce fait s'attribuer tous les honneurs. Tous les chefs d’Etats le recevaient avec une déférence frisant la soumission. Il s’était permis, lors de la présidence de Mitterrand de « convoquer » une centaine de prix Nobel pour bien marquer sa puissance. Cet étalage de muscles visait à intimider les « grands » de ce monde.


Même dépit quand le comité Nobel de la paix a, contre toute logique, inclus Shimon Pérès avec Arafat et Rabin après les accords d'Oslo. Le comité a juste profité de l'euphorie générale pour donner davantage de poids et de prestige à un personnage appelé à régenter le monde.

L'autre technique utilisée par le comité Nobel consiste à « gratifier pour mieux contrôler ». Ce fût le cas d'Obama. Après ses flamboyants discours à Istanbul et au Caire ce dernier s'est "éteint" dès qu'il a reçu le prix. Entre ses idées originelles et celles « suggérées » par ses sponsors du comité Nobel, point d’hésitation, pas de résistance, et le cher Barak a fait le choix qui consacrait la chute de ses illusions.


Même chose aujourd'hui avec la Présidente birmane, qui, pour contenter le comité qui l’a nobélisée, a accepté que son pays serve de lieu d'expérimentation de la théorie de la "solution finale". Une théorie qui préconise l’extermination du Musulman, jusqu’au dernier.


Ce n’est pas la première fois que cette théorie, portée par des « intellectuels » du type BHL, a été mise à l’épreuve de l’expérimentation. En effet, Israël par deux fois, lors des guerres de Gaza, a testé la capacité de tolérance par l'opinion publique de ses bombardements génocidaires. Le résultat pour Israël est plus que probant. Impunité totale, car hormis quelques réactions timides et mitigées, le monde a fermé les yeux et les oreilles.


Ce qui se passe en Birmanie procède de la même logique : personne ne relèvera le caractère génocidaires dès lors que les victimes sont musulmanes.


D’aucun objectera que le comité Nobel n’a rien de communautaire puisqu’il a distingué sept lauréats d’origine arabe ou musulmane. Tout de même un pour mille du total des lauréats ! Certes le monde arabo-musulman n’est pas au mieux de la création intellectuelle. Pourtant on est bien allé chercher des nobélisables parmi d’illustres inconnus dans des contrées improbables.


L’idée rampante, qu’il s’agit d’accréditer, est qu’il y a d’un côté l’Humanité de l’autre les Musulmans. Merci comité Nobel pour ce morbide distinguo !


J’entends cependant des vociférations fusées de toutes parts : Encore la théorie du complot ! Je rétorquerai ceci : « la dénonciation de la théorie du complot fait partie intégrante du complot ».


Abdelahad Idrissi Kaitouni.

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