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Quelle stratégie pour le Makhzen pour les élections législatives de 2016.



Ce ne serait pas une offense que d’affirmer que la Monarchie est bien gravée dans l'ADN de l'USFP ! Même si de fréquents conflits ont opposé Hassan II à certains de ses leaders de parti, il n'en demeure pas moins que c'est l'USFP qui a rendu les plus grands services, parfois décisifs à la Monarchie.


D'abord pendant quatre décennies ce parti a su canaliser le mécontentement populaire, évitant plus d'une fois au Makhzen de se trouver face à la rue dans des moments de crises.


Ensuite le parti a su entretenir l'illusion de la résilience du Mouvement National en réactivant périodiquement le flambeau de la Koutla. Enfin, last but not least, Abderrahmane Yousfi et l'USFP ont assuré avec maestria une transition apaisée entre deux monarques antinomiques.


De là à dire que l'USFP est le parti le plus monarchique, il n'y qu'un pas que de nombreux observateurs ont déjà franchi. D’ailleurs Abderrahmane Yousfi ne s’en cachait plus à la fin. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Un personnage certes remarquable, mais grabataire, dont le nom est gravé sur une plaque d'une avenue de Tanger?


Qu'importe, on sait que morale et politique n'ont jamais fait bon ménage. Le plus inquiétant c'est de vouloir faire subir au PJD le même sort qu'à l'USFP. Tout sépare ces partis et ils ne se retrouvent que sur un point : le PJD a su, lui à son tour, canaliser le mécontentement populaire, celui du mouvement du 20 février en s'appropriant le slogan du combat contre le "fassad”.


Naguère l'USFP brandissait le référentiel du mouvement national, aujourd’hui le PJD épouse le référentiel islamique, un référentiel tout aussi consensuel que le précédent. Il aura ainsi épargné au Makhzen un face à face avec la rue en 2011.


Une fois consumée la carte du PJD, qui fera office de soupape de sécurité face à la rue ? Par un tour de magie on nous sort de la manche un nouveau parti miracle : le PAM. Sauf que le PAM ne peut se prévaloir d’aucun référentiel ou d’une doctrine un tant soit peu consensuelle.


Aucunement ! Les velléités séparatistes de certains de ses leaders laissent présager le pire. Si par malheur demain des confrontations devaient survenir, on ne pourra faire appel ni au nationalisme (USFP), ni à l'Islam (PJD).



Abdelahad Idrissi Kaitouni.


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PS : Ce n’est pas un plaidoyer en faveur du PJD. Je suis dans une opposition totale à ce parti, politiquement, idéologiquement et même que je nourris une certaine allergie à nombre de ses leaders.

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