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La vie sociale in memoriam ... et l’Homme devient étranger à l’Homme !

Dernière mise à jour : 15 sept. 2020



L’humanité serait-elle en train de vivre le crépuscule de la vie sociale ? Sommes-nous sur le point d’abandonner les rapports tissés depuis toujours entre les humains ? L’Homme qui ne trouvait son équilibre qu’avec la présence de son congénère, serait-il en passe de voir dans l’Autre un danger pour sa survie ?Sommes-nous devenus à ce point un danger mortel les uns pour les autres ? À en croire les médias et les «sachants » le salut de chacun dépend la distance qu’il met avec les autres.


Le danger existe sûrement, mais est-il aussi grave que les puissants veulent nous le faire croire ? La létalité est loin, très loin d’atteindre des niveaux alarmants. L’histoire de l’humanité est jalonnée de pandémies autrement plus meurtrières que COVID-19. Elle s’est à chaque fois relevée grâce à la cohésion sociale qui permettait de contourner les pandémies malgré la faiblesse des ressources médicales du moment. Et chaque fois les liens sociaux s’en sont sortis plus affermis, permettant à la génération suivante de vivre mieux que la précédente.


Les «sachants » ne le savent que trop bien. Cependant, par le biais de gouvernants complaisants ils nous imposent des contraintes étouffantes, et par les médias à leur solde, ils nous conditionnent pour que nous nous résignons à accepter de nous barricader dans l’espace le plus restreint possible. Nos «sachants » savent aussi qu’une telle situation conduit immanquablement à l’étiolement des liens sociaux dans un premier temps et à leur disparition à terme.


Alors que la cohésion sociale a permis un redressement systématique après chaque pandémie, il y a tout lieu de craindre que cette fois-ci, avec l’étiolement forcé des liens, COVID-19 ne soit le prélude à une gigantesque purge de la planète.



Ces propos paraissent exagérés, mais passons en revue quelques mesures qui versent dans le sens d’une mise à mort de la vie sociale. En premier l’interdiction des réunions de familles : mariages, baptêmes, funérailles... autant d’occasions pour les familles de se retrouver pour des célébrations souvent empreintes d’émotions. Autant d’occasions pour raffermir les liens ou pour en tisser de nouveaux. Culturellement les liens de famille passent pour être les plus puissants et constituent pour certains une ressources psychologique incontournable pour gagner en quiétude et en sérénité, premiers pas dans la qualité de vie. S’attaquer au lien familial revient à affaiblir lourdement notre intégrité morale.



L’obligation de déserter l’espace public est une autre manière de chercher à abolir la vie sociale. Plus de bars, plus de boîtes de nuit, plus de kermesses, plus de foires, en somme plus de possibilités pour croiser son congénère ! Peut-on oublier qu’une multitude de couples se sont formés lors de rencontres dans ces lieux populaires. On peut parier que nombre de ces champions de l’eugénisme d’aujourd’hui sont eux-mêmes les produits couples formés dans un bal populaire, une boîte de nuit ou d’autres lieux publics du genre.


Le lieu de travail était également un endroit privilégié pour nouer des liens sociaux, liens souvent irréversibles et parfois fructueux car sanctionnés par des mariages et des enfants. Aujourd’hui on nous brandit comme alternative la magie du télétravail. Un mode encensé non pour sa supposée productivité ou l’économie engendrée, ou encore l’allègement des transports, ou d’autre bienfaits indéniables du travail à distance, mais uniquement pour nous bassiner avec le mythe du sanitairement correct. Les liens sociaux sur les lieux de travail sont d’autant plus suspectés car c’est là que sont nés ou que naissent les liens de solidarité. Des liens tant redoutés par les puissants qui nous régentent.



Oui, la solidarité commence par le sentiment d’appartenance à une famille, un cercle ou une communauté. La société elle-même n’est qu’un collectif de ces entités. Casser la société passe nécessairement par la mise à mort de toutes les entités qui la composent.

Je ne m’attarderai pas sur l’horrible attentat contre l’enseignement inspiré par la bien-pensante qui préconise la fermeture des écoles sous le fallacieux prétexte de réduire la circulation du virus. Pour réduire l’impact de la brutalité de cette mesure, les « sachants », bien relayés par les médias à la solde, sont montés au créneau pour présenter l’enseignement à distance comme la solution miracle. Un discours qui heureusement ne trompe plus personne ! Le sujet mérite de très longs développements, mais je me résigne à en rester là.



Les révoltes qui sourdent un peu partout dans le monde contre des mesures prétendument sanitaires, sont mues par le sentiment profond que lesdites mesures visent à affaiblir la première ligne de défense immunitaire de l’Homme : son environnement social. Nul ne se résigne à admettre que l’Homme devienne étranger à l’Homme. On n’enlèvera pas de la tête de la multitude que les préconisations des «sachants » en matière sanitaire ne visent en fait que la purge de la Planète.



Abdelahad Idrissi Kaitouni

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