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L’attirance du caniveau sur une certaine presse.




Je suis surpris de voir combien mes compatriotes ont été surpris par le dernier éditorial au vitriol du journal Le Monde. Depuis le temps que nous sommes devenus la cible privilégiée de ce monument de la presse française, nous ne devons guère nous sentir offusquer par ses injures tant elles sont tombées en désuétude à force d’être proférées avec ou sans occasion, avec ou sans raison.


Mais nous sommes cependant nombreux au Maroc à regretter la mort du journal Le Monde de notre jeunesse, celui des Hubert Beuve-Mery, Pierre Vianson-Ponté, André Fontaine et tant d’autres qui ont été nos mentors, nos maîtres à penser, ceux qui nous ont fait aimer la France, la France véritable des Lumières.


Comment ce journal qui a flirté par le passé avec les sommets se retrouve-il aujourd’hui au ras des caniveaux pour ne pas avoir su protéger la vertu cardinale du journalisme : l’objectivité ! La question insidieuse qui taraude ceux qui comme moi étaient des amoureux dépités de ce journal, ou ceux qui tout simplement sont des nostalgiques d’une époque révolue est la suivante : qui de la France ou du journal a entraîné l’autre dans sa chute ?


Quand on respecte l’une et que l’on a aimé l’autre, il est difficile de trancher. Toujours est-il que le déclassement moral d’une France qui glisse inexorablement vers une forme subtile d’apartheid avec ses lois sur le séparatisme, qui a trouvé dans la haine de l’Islam la seule valeur qui réconcilie la grande majorité de l’opinion française, qui s’accommode de bonne grâce au grignotage systématique et permanent des champs des libertés, bref une France dont le délitement semble entraîner vers le bas-fonds des institutions qui jusque là paraissaient être les gardiennes de ce que ce pays dégageait de meilleur. Le Monde en était une, et une institution des plus prestigieuses.


L’autre hypothèse revient à inverser le scénario en imaginant que c’est la déliquescence du journal qui aurait précipité la France dans l’état de délabrement moral où elle se trouve. Nul n’ignore l’influence considérable de ce quotidien du soir sur la vie publique du pays. Tant que cette influence ressortissait des grandes valeurs républicaines, personne ne trouvait rien à redire. Mais force est de constater qu’après avoir éliminé les plus attachés à l’éthique journalistique, notamment le dernier des Mohicans Edwyn Plenel, la nouvel direction, passée entre-temps sous les fourches caudines des magnats de la presse et de l’oligarchie financière, tend à instrumentaliser le prestige du journal et sa capacité d’influencer, pour promouvoir des valeurs en totale opposition avec celles qui ont fait la France.


Depuis quelques temps les médias français ont cessé d’informer et ne font plus que promouvoir les préconisations de la bien-pensante. Pire, aujourd’hui ils s’érigent en véritable police de la pensée car ils mettent au pilori toute idée contraire. La police de la pensée n’échappe pas à la hiérarchisation propre à toutes les polices.


Comme on dit, à tout seigneur tout honneur, il va se soi que Le Monde se retrouve à la tête de la pyramide policière fixant les canevas au reste des médias. C’est à lui que revient la mise en musique et les arrangements qui vont inspirer les autres pour mener à bien leurs campagnes de dénigrement, de fakes news, ou tout simplement la mise au pas forcée de l’opinion publique.


Même les silences coupables du journal ont une portée significative. On l’a vu tout récemment lors des massacres des Palestiniens par Tsahal. Tous les journaux lui ont emboîté le pas pour rapporter, quand ils acceptaient de le faire, ces tragédies. C’est à peine si certains journalistes des autres médias arrivaient à masquer leur joie en donnant les statistiques macabres du nombre de morts palestiniens. Précautions d’ailleurs inutiles quand on sait que Houellebeck, la coqueluche du journal Le Monde, disait éprouver «une immense jouissance à la mort de chaque enfant palestinien».

J’ai fait cette longue digression sur l’état actuel du journal Le Monde pour dire à mes compatriotes qu’ils n’ont pas à s’en faire de ses propos assassins et sournois. Peut-on attendre de la bienveillance d’un journal qui tire son propre pays vers les abysses du déclassement ?


Il suit avec un maléfique entêtement le même travail de sape à l’international. En prenant fait et cause pour l’Algérie, il fait un choix net et clair en faveur d’un quarteron de généraux contre une monarchie qu’il se plaît à trouver et décrire comme rétrograde malgré des réalisations, modestes peut-être, mais nettement plus importantes que celles du voisin. Il fait un choix immoral en prônant l’amputation du Maroc de ses provinces sahariennes sous le fallacieux prétexte d’une autodétermination qu’il sait pertinemment qu’elle n’est fondée ni historiquement, ni juridiquement.


Pendant la décennie noire, ce journal n’a pas hésité à défendre bec et oncle la junte militaire en imputant toutes les exactions au GIA, minimisant à chaque fois les responsabilités des forces de l’ordre. Le compromis avec les généraux est apparu comme une compromission quand ultérieurement des enquêtes indépendantes ont conclu à l’implication des militaires aussi dans de nombreux massacres.

Voilà ce qu’est le journal Le Monde aujourd’hui, le détracteur de notre pays. Je saisis l’occasion pour redire à mes compatriotes qu’ils doivent être fiers d’être la cible privilégiée d’un journal qui a choisi de ne soutenir que la fange, que ce soit en France ou ailleurs. Nous sommes tout le contraire des valeurs qui gouvernent la rédaction de ce journal aujourd’hui.


Un ami, qui comme moi lit Le Monde depuis plus de soixante ans et qui comme moi aime sincèrement la France, m’a donné cet définition de ce journal : un club d’électriciens qui jouent à qui éteindrait le plus de lampions de ce lustre appelé France des Lumières.

Abdelahad Idrissi Kaitouni.







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