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"… Du malheur d’être premier de la classe …"




Être premier de la classe est sûrement très gratifiant pour l’intéressé, mais ne provoque guère l’enthousiasme de ses condisciples. On sait que les réussites des uns suscitent généralement de l’envie chez les autres, nourrissent leur jalousie allant parfois jusqu’à exacerber leur rancoeur. C’est la pénible situation que traverse actuellement le Maroc.


De nombreux pays semblent vouloir lui faire payer ses succès économiques et diplomatiques enregistrés ces dernières années. Jusqu’à sa performance en Coupe du Monde de Football qui semble jouer contre lui. Elle a certes ravi certains, mais elle a en revanche renforcé la hargne de beaucoup d’autres !


Tant que le Maroc était à la peine, il pouvait prétendre à un vaste élan de sympathie de très nombreux pays, à l’exclusion bien entendu de l’Algérie qui elle, lui voue de tout temps, une haine viscérale. Mais à chaque étape des progrès du Maroc, l’inimitié à son égard gagnait de nouveaux pays. Le phénomène connaît aujourd’hui une recrudescence concomitante avec l’accélération de son développement.


Tout le monde a dans l’esprit le rapport adressé à Angela Merkel par la présidente d’un think tank allemand où il était dit que le Maroc se développait à une cadence nettement supérieure à celle de ses voisins. Ceci risquerait, selon le rapport, de créer un grand déséquilibre régional susceptible de nourrir de graves troubles.


Sur le départ, la Chancelière allemande n’avait rien trouvé de mieux que de tenter de torpiller, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unis, la décision américaine de reconnaître la marocanité du Sahara. De plus elle avait écarté le Maroc de la Conférence sur la Libye alors que, quelques semaines auparavant, à la Conférence de Skhirat la diplomatie marocaine avait réussi la gageure de rapprocher considérablement les points de vue des protagonistes libyens.


Il a fallu attendre l’arrivée de Olaf Schulz à la Chancellerie pour que ce dernier rattrape le coup, estimant qu’il n’y avait aucune raison de punir le Maroc juste parce qu’il fait mieux que les autres.


Quelques mois plus tard, c’était au tour de l’Espagne de revenir à de meilleurs sentiments. Le revirement espagnol, arraché aux forceps à cause de l’ambiance anti « Mauro » des Ibères, reste cependant à l’avantage de ce pays. On voit bien qu’en si peu de temps l’Espagne a engrangé de larges dividendes avec sa nouvelle position sur le Sahara : les statistiques caracolent ! De plus elle n’a rien à redouter du Maroc en terme de concurrence.


Ce n’est pas le cas de la France qui n’arrive pas à s’accommoder de l’émergence d’une économie marocaine suffisamment dynamique au point de menacer ses positions en Afrique. Pourtant, incapable de s’affranchir de sa mentalité coloniale, c’est la France elle-même qui semble offrir sa chasse gardée à l’appétit de certaines puissances comme la Chine, l’Inde, la Russie, la Turquie … .


Au lieu de livrer bataille aux plus puissants, la France croit avoir choisi la facilité en s’attaquant au Maroc. Elle le fait avec application et méthode. Apparemment les progrès du Maroc ont été parfaitement bien analysés, et ce qui constitue ses atouts passés au crible fin. Sauf que les conclusions de ces investigations sont totalement erronées.


Les gourous de l’Élysée sont persuadés que le Maroc tire sa force de ses nouvelles alliances, notamment avec Israël. Erreur ! Alliance toute récente, qui n’a pas eu le temps d’impacter un développement qui s’est construit sur la durée. De plus c’est l’aspect militaire qui est le plus significatif dans cette alliance. Donc ce n’est pas Israël qui donne des ailes au Maroc pour conquérir de nouveaux marchés.


Quant à l’alliance avec les USA, tout le monde sait combien elle est volatile, et tout le monde sait ce que valent les alliés pour l’Oncle Sam. De plus tous les alliés de l’Amérique ne se développent à la même cadence. Car on ne fait pas alliance avec elle pour se développer, mais seulement parce qu’elle l’a voulue et imposée.


Il reste enfin l’alliance des « frères arabes ». Il n’y a rien de plus précaire ! Elle se base sur la distribution de chèques et de prébendes, mais s’arrête dès qu’il s’agit de se mouiller pour une cause. Pourtant ils semblent convaincus de la justesse de la cause marocaine. Alors, en dehors de leur soutien diplomatique, des actions concrètes faisant usage de leur poids financier et stratégique pour favoriser le Maroc restent très timides pour ne pas dire timorées.


Le scepticisme des Marocains sur les alliés arabes, se nourrit de l’absence d’investissements conséquents pour booster la machine économique du pays. Encore des alliés certes, mais des alliés sans impact significatif sur le développement !


Que l’Élysée ne se méprenne pas. Ni les anciens alliés du Maroc, encore moins les récents, n’ont eut un rôle décisif dans les progrès du pays. Il a su trouver, par lui-même et au fond de lui-même, les ressources nécessaires pour faire face à l’adversité et tenter de de frayer son petit bonhomme de chemin. Parce qu’elle est elle-même le produit de traditions et d’histoire, la France se devait de comprendre qu’on ne punit pas un pays comme le Maroc, car lui aussi, fils de traditions et d’histoire, ne se laissera jamais dévier de ses aspirations légitimes vers un avenir meilleur.


Le Maroc poursuivra avec application et sérénité sa voie vers le progrès, sans entraver celui des autres. Autrement dit, un progrès qui ne se fera jamais sur le dos d’un tierce-pays. Une démarche à l’opposé de celle de la France dont la prospérité s’est construite au détriment des autres.


Le Maroc est d’une extraction où la dignité est une vertu cardinale. Il ne s’abaissera jamais à demander à ceux qui lui ont fait du tort, ni dédommagement ni repentance, laissant cette aspiration mesquine aux peuplades qui ne sont pas une nation, et qui peut-être ne le seront jamais. Il ne demande que la restauration de ses droits, prélude à des relations saines et mutuellement avantageuses. empreintes de respect réciproque.


Est-ce trop demander à la France que de l’inviter à renoncer à ses pulsions colonialistes et de s’engager à ne plus chercher à entraver le développement du Maroc ? En quoi les intérêts de la France seraient-ils menacés par les nouvelles alliances du Maroc, alors que ces alliances ne sont dirigées contre aucun pays, et surtout pas contre la France avec laquelle le Maroc a réussi à construire, sur la durée, des relations saines, devenant LE partenaire de confiance, et certainement le plus fiable ?


Est-ce si dommageable pour la France que de se départir de son côté paternaliste et de donneur de leçons, comme l’a réclamé publiquement le Président congolais Félix Tshisekedi?


Il est grand temps que la France finisse par adopter une attitude empreinte de respect vis-à-vis de tous ses partenaires indistinctement, et particulièrement ses anciennes colonies, si elle aspire à endiguer sa descente en enfer en Afrique !



L’opinion publique marocaine est très fébrile parce qu’elle appréhende les agissements incontrôlés et sournois de la diplomatie française soumise au dictat de certaines officines comme la DGSE, qui croient agir dans l’intérêt de la France, mais qui en fait, tout en obéissant aux relents colonialistes, cherchent à assouvir des instincts de racisme et de haine. Des ressentiments que rien ne semblent atténuer, pas même le fait que le Maroc, Premier de la Classe en Afrique, devrait s’attendre naturellement au traitement approprié à cette position !


Ceci rajoute à la frustration des Marocains dont la mansuétude à l’égard de la France s’est épuisée. Il y a fort à craindre que sans changement visible et appréciable de l’attitude de l’Élysée, tout nouvel acte malveillant serait considéré par le Maroc comme participant à une forme de guerre qui ne serait jamais déclarée !


Abdelahad Idrissi Kaitouni.

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