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Comment l’Algérie cherche à déposséder le Maroc de son identité ? (1ère Partie)

Dernière mise à jour : 13 mai 2022




Comment l’Algérie cherche à déposséder le Maroc de son identité ?

Article trop long ! J’ai cru bon de le publier en 3 parties :

  • 1 ère Partie : montre comment le Maroc est devenu une obsession pour l’Algérie.

  • 2 ème Partie : souligne la démence de l’historiographie officielle algérienne.

  • 3 ème Partie : la toxicité du voisinage devient une malédiction pour le Maroc.



1 ère Partie : L’Algérie, et l’obsession marocaine !


Dire que le Maroc est une obsession de l’Algérie est devenue une lapalissade. La terrible maladie qui broie les viscères de nos voisins de l’Est relève d’une pathologie encore inconnue des psychologues, des sociologues et des historiens. Certains ont pris le raccourci en nommant ce mal endémique et sournois, la haine ! D’autres, d’un haussement d’épaule, ramènent ce mal à de la folie. Mais s’agissant de populations entières, pouvons-nous leur appliquer les diagnostics de psychologie qui, normalement ne s’appliquent qu’à des individus ?


Sinon comment expliquer l’hystérie collective qui s’était emparée du public algérien qui n’a pas arrêté de conspuer les joueurs du Widad tout au long d’un match qui l’opposait à une équipe locale dans le cadre de la coupe d’Afrique des Clubs. Pas un mot d’encouragement pour leur équipe, juste des insultes et des propos infamants envers le Maroc, les Marocains et leur Roi ! Pas une seule voix sereine pour rappeler l’accueil chaleureux que ces mêmes Marocains avaient réservé un an auparavant à l’équipe algérienne venue à Marrakech disputée un match contre une équipe africaine dont les stades ne répondent pas aux normes internationales ! Après cela qu’on ne vienne pas dire qu’il s’agit d’une simple humeur de foule, car s’il y a une foule qui devrait être en colère, c’est bien la marocaine.


Pas une voix non plus pour reprendre les grossièretés d’un Bellani, architecte en chef de la diplomatie algérienne, qui défend avec âpreté l’hispanité de Ceuta et Melilla allant jusqu’à accuser le Premier Ministre espagnol de forfaiture pour ne pas avoir su défendre l’intégrité territoriale de son pays face au Maroc. On a beau vouloir se consoler derrière l’adage marocain qui dit : que celui qui manque de pudeur, dise et fasse ce qu’il veut (إذا لم تستحي فقل و افعل ما تشاء), il n’en demeure pas moins que l’excès dans l’excès, c’est …. trop d’excès.


Toujours est-il que nos compatriotes assistent, médusés et impuissants , à la déliquescence avancée d’un infra-pays qui cherche désespérément à s’ériger en nation. Il devient de plus en plus évident pour les Marocains que le conflit du Sahara n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que le mal est beaucoup plus profond. Le Sahara est un simple prétexte, un abcès de fixation. Nos voisins donnent l’impression de nous disputer quelques arpents de sable, mais en fait c’est pour mieux masquer leur but final qui est de nous déposséder définitivement de notre identité.


Comment allaient-ils s’y prendre ?


Il revient au sinistre Boukharrouba, alias Boumédiene, l’infamant privilège d’avoir initier contre le Maroc cette guerre d’un genre nouveau. Dès son arrivée au pouvoir, il réunît tout ce que le pays comptait d’historiens à ce moment. Il leur assigna comme mission d’écrire une « histoire de l’Algérie ». Initiative louable en elle-même, car les populations nouvellement indépendantes avaient besoin d’un recul historique, prélude à l’édification d’une identité. Certains pensaient, à tort ou à raison, que ces populations pour disparates qu’elles étaient, avaient été dépouillées de leur histoire par les occupations successives. Rien de plus normal que de chercher à se trouver un passé pour mieux appréhender l’avenir.


Mais le cynique Houari Boumédiene avait assorti la mission confiée aux historiens de l’impérieuse nécessité de tout puiser chez le voisin marocain pour que la nouvelle « histoire de l’Algérie » puisse avoir un minimum de vraisemblance. Il imaginait que la manœuvre était toute simple puisque, selon lui, en pratique, cela revenait à remplacer systématiquement les mots Maroc et marocain, par Algérie et algérien. Autrement dit déposséder le Maroc de toute sa culture pour se l’approprier.


Apparemment la génération d’historiens à laquelle il s’était adressé au début, n’avaient pas répondu pleinement aux attentes du démoniaque colonel. Ont-ils traîné les pieds pour des raisons éthiques, car respectueux de la déontologie propre à leur métier ? Se seraient-ils débinés, car comme témoins des apports décisifs du Maroc à la lutte de libération de leur pays, ils ne voulaient pas ainsi participer à un hold-up culturel et moral contre un voisin pour lequel ils n’avaient, en tant qu’historiens, qu’estime et admiration ?


À la fin des années ‘60, Boumediène, après avoir lu un recueil de poèmes intitulé « Victoire de l’Algérie », fît la rencontre de son auteur, un certain Abou El Kacem Saâdallah, devenu professeur d’histoire à l’université d’Alger (après avoir soutenu son doctorat en histoire moderne et contemporaine, à l’université du Minnesota en 1965). Très vite le personnage prît un importance considérable, au point de devenir LA référence intellectuelle et culturelle du pays.


Sa biographie officielle le présente comme : … la fierté de l’Algérie, une de ses figures scientifiques et un des symboles culturels éternels, l’éternité des montagnes de Djurdjura … Plus loin, il est dit : … connu pour avoir donné naissance aux grands savants qui ont illuminé le ciel de l’Algérie, des pays arabes et du monde entier. Le panégyrique continue, puisqu’il est dit que le monsieur : s’est intéressé à la la littérature où il a excellé, touchant à la poésie, à la nouvelle et aux essais. Il était unique ! Il gagna très vite le titre pompeux de « Maître des historiographes » (شيخ المؤرخين).

La personne a pris une dimension impressionnante, jusqu’au Président A. Bouteflika qui dira de lui plus tard : Si l’Emir Abdelkader était le fondateur de l’Etat algérien, Abou El Kacem Saâdallah, est celui qui a fondé la culture algérienne à travers son ouvrage encyclopédique « L’Histoire Culturelle de l’Algérie ». L’université Alger2 porte désormais son nom, et le prix le plus prestigieux délivré par le monde académique du pays porte également son nom.

Mettre sur un piédestal ce personnage est incongru et dénote de la vacuité culturelle d’une nation encore à l’état embryonnaire. D’autant qu’il s’est avéré par la suite qu’il s’agit d’un individu douteux, un professionnel du mensonge, éminemment imbu de sa personne. Bref quelqu’un en perpétuel conflit avec l’éthique ! Aussi a-il fixé comme objectif ultime à sa vie : « … d’écrire une œuvre qui montre la contribution de l’Algérie à la culture arabo-musulmane et à la culture humaine à travers les âges ».


Rien d’étonnant qu’il ait immédiatement et parfaitement assimilé les prescriptions de Boumédiene : inventer une « histoire pour l’Algérie », non pas en s’inspirant du Maroc, mais en dépouillant notre pays de toute parcelle d’histoire, de valeurs et de cultures qui font notre identité.



( A suivre ... ).



Abdelahad Idrissi Kaitouni.













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Analyse pertinente bravo

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